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Quelles stratégies de rapprochement entre associations ?

Axel Detammaecker, France Active

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Quelles stratégies de rapprochement entre associations ?

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Renforcer mon projet associatif, diversifier mon offre ou mes activités, être plus fort dans les négociations, le choix du type de rapprochement (de la simple coopération ponctuelle à la fusion) dépend de l’intensité des collaborations envisagées mais aussi du degré d’autonomie souhaité en matière de projet social et de prise de décision.  

Le « voisinage », la « colocation », l' « union libre » ou le « mariage » : pour découvrir quel type de rapprochement correspond à votre situation utilisez notre questionnaire à télécharger : [TEST] Quelles stratégies de rapprochement entre associations ?

Le « voisinage ». Il s’agit d’un premier pas. Vous êtes capable de mener votre activité à plusieurs mais vous ne souhaitez pas remettre en cause votre autonomie et la raison d’être de votre entreprise. Vous savez que vous ne pouvez pas tout faire seul mais vous ne souhaitez pas non plus trop vous impliquer sur le long terme. Il peut s’agir d’une première marche vers d’autres formes de rapprochement. Selon vos motivations (politiques, économiques ou autre) vous pourrez envisager une coopération via des groupements momentanés d’entreprises (GME) pour accéder à des marchés publics, le partage informel de moyens dans le cadre d’une coordination d’activité ou de filière.

La « colocation ». Vous êtes dans le partage de moyens sans remise en cause de votre projet et de votre autonomie. Vous souhaitez pouvoir accéder à des moyens que vous n’obtenez pas seul : des connaissances, un savoir-faire mais aussi des ressources financières et humaines salariées ou bénévoles… N’hésitez pas à bien structurer ce partage de moyens (avec une convention de mutualisation par exemple). Vous pouvez envisager la création ou l’adhésion à un groupement d’employeurs (GE) ou encore à un groupement de coopération sociale et médico-sociale (GCSMS).
 
L’« union libre ». Vous êtes souvent des entreprises d’un même secteur, avec une mission sociale proche. Vous souhaitez vous donner une visibilité et un rayonnement plus important, tout en gardant votre autonomie pour mettre en œuvre votre projet social. Pour vous, la coopération a alors toute sa place. Elle devient même indispensable. Il faut être sûr de partager le même sens de l’action. Prudence dans vos choix d’entreprise : formalisez la coopération dans un document de référence, rédigez une charte, revoyez vos statuts,… Dans ce cas, vous pouvez envisager d’adhérer à un réseau, une fédération par exemple.
 
Le « mariage ». Vous êtes dans la forme de coopération la plus poussée, dont la modalité peut d’ailleurs être une fusion ou un regroupement : vous êtes d’accord sur le sens et sur l’action à mener ensemble. Vous êtes interdépendants. Vous pouvez construire une coopération significative et durable. La formalisation juridique est cruciale ! Vous pouvez dans ce cas fusionner avec vos partenaires mais aussi regrouper vos activités au sein d’un groupe associatif ou un groupe économique et solidaire (GES) pour les structures de l’insertion par l'activité économique.
 

-> En savoir plus : Guide de France Active : « Je joue collectif. Pour toute forme de coopération et de fusion ».

 

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