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Que vont devenir les associations sans contrats aidés ?

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Que vont devenir les associations sans contrats aidés ?

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En cette rentrée, c'est le sujet chaud pour les associations ! La ministre du Travail a lancé une offensive contre les contrats aidés en estimant qu'ils sont inefficaces en matière de lutte contre le chômage tout en coûtant trop cher à la collectivité. Résultat, une baisse du nombre de contrats aidés est décidée pour 2017 et l'incertitude est des plus grandes pour 2018 !

Les réactions ne se sont pas fait attendre. Le CNEA, le syndicat des employeurs associatifs, indique dans un communiqué du 22 août que « la suspension des prescriptions de contrats aidés augure un hiver social rude » et « invite la ministre du Travail à ne pas sacrifier les contrats aidés à l’unique profit d’investissements massifs dans la formation, mais au contraire à mieux articuler cette dernière avec la possibilité d’exercer un métier, convaincu que la résorption du chômage passe par la complémentarité des deux dispositifs. »

La Fédération des acteurs de la solidarité dénonce de son côté « les décisions du gouvernement visant à réduire le volume de contrats aidés dès le second semestre 2017 ».  Elle rappelle que ces contrats sont, en période de crise, le seul moyen d’accès à l’emploi pour les personnes qui en sont le plus éloignées et demande un rendez-vous en urgence avec Edouard Philippe et Muriel Pénicaud ainsi que la suspension de la décision dans l’attente de cette concertation.

L'association Ressources solidaires fait remarquer qu' « un contrat CUI-CAE coûte 9 500 euros à l'État. Un emploi d'avenir environ 11 000 euros. Le CICE a coûté presque 29 milliards d’euros (2013 + 2014) pour environ 70 000 emplois créés ou sauvegardés » et en déduit qu' « un emploi CICE coûte environ 400 000 euros. Cela ne peut donc être le simple coût économique pour l'État qui motive cette décision. »

Enfin le Mouvement associatif dénonce lui aussi dans un communiqué du mardi 29 août, l’annonce de la réduction brutale des contrats aidés en 2017 et leur diminution drastique en 2018.  Il demande au gouvernement le maintien pour 2017 et 2018 du nombre de contrats aidés, et le lancement d’une concertation sur le sujet.

Au-delà des associations, les collectivités locales, gros utilisateurs de contrats aidés, sont également montés au créneau, comme l'Association des maires de France.

En savoir plus sur les contrats aidés et leur impact :

Dares Analyses n°021, mars 2017 : « Les contrats aidés : quels objectifs, quel bilan ? »

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