[Agenda 2030 de l'ONU] Les associations veulent rendre les villes « intelligentes »

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Avec la Fonda, Associations mode d’emploi poursuit la découverte des objectifs de développement durable (ODD). Alors que la moitié de l’humanité vit dans les villes, le développement urbain intéresse au premier plan les associations, en particulier pour mobiliser les habitants.
 

En France, la croissance urbaine se fait à un rythme élevé, avec un rôle croissant des métropoles. Derrière leur richesse globale, l’accès aux besoins de base n’est pas toujours garanti.

Le rapport 2018 de la Fondation Abbé Pierre (1) souligne ainsi que 12 millions de personnes sont dans une situation de difficulté face au logement et plus l’agglomération urbaine est importante, plus le pourcentage de personnes mal-logées est important (12 % dans les petites villes mais 25 % dans les métropoles).

Le sociologue Julien Damon souligne, dans son dernier ouvrage, le développement en France, et plus encore à l’échelle mondiale, de bidonvilles et de campements illégaux (2).

Participation citoyenne

Sur le plan environnemental, les villes concentrent la majorité des émissions de dioxyde de carbone et consomment l’essentiel de l’énergie mondiale.

Face à cette situation, le mouvement des smart cities (« villes intelligentes ») se présente comme une solution pour diminuer cette consommation : l’analyse de données, relatives par exemple aux transports, peuvent permettre aux décideurs d’optimiser les flux.

Dans cette optique, le développement de la participation citoyenne apparaît comme la condition nécessaire de l’adhésion des habitants. Les associations ont un rôle pour les aider à ­s’organiser.

Exemples d’action

La Fabrique des mobilités encourage par exemple le partage de ressources et de données pour le développement de solutions de mobilité. Elle a lancé récemment un challenge pour faciliter le partage de vélos sur les territoires.

Les civic tech, avec des associations comme Démocratie ouverte ou Kawaa, proposent des outils pour faciliter les concertations collectives autour d’échange de données. Les Tables de quartier encouragent l’expression des citoyens à partir de leur vécu.

Enfin les éco-quartiers, qui font l’objet d’un label spécifique, proposent de combiner respect des normes environnementales, mixité sociale et fonctionnelle, et création de liens par des mobilités adaptées.

(1) Le rapport 2018 de la Fondation Abbé Pierre

(2) Julien Damon, La planète des bidonvilles, Le Seuil, 2017.

En savoir plus :

Fiche Fonda ODD n°?11 : Villes et communautés durables

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