Nous suivre Associations Mode d’emploi

abonné

Le prêt de main-d’œuvre entre associations

Soyez le premier à réagir

Soyez le premier à réagir

Le prêt de main-d’œuvre entre associations

© taa22 - stock.adobe.com

Pour ne pas tomber dans l’interdiction du prêt de main-d’œuvre lucratif, l’opération, même si elle est faite à titre onéreux, ne doit se traduire par aucun profit pour l’association "prêteuse". La facturation doit donc couvrir uniquement le coût des salaires et des charges afférentes payées par l’employeur.

La mise à disposition de personnel d’une association au profit d’une autre n’entraîne ni rupture du contrat de travail, ni création d’une nouvelle relation de travail. L’entreprise prêteuse reste l’employeur unique et le salarié conserve le bénéfice de l’ensemble des dispositions conventionnelles dont il aurait bénéficié s’il avait exécuté son travail dans l’association prêteuse.

Avenant au contrat

La loi Cherpion qui encadre le prêt de main-d’œuvre non lucratif depuis 2011 impose néanmoins de conclure un avenant au contrat de travail entre le salarié et l’association prêteuse (article L.8241-2 du Code du travail) ainsi qu’une convention de mise à disposition entre les deux associations.

Le salarié doit au préalable donner son accord explicite et, s’il refuse, ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire. L’avenant doit préciser le travail confié dans l’association utilisatrice, les horaires et le lieu d’exécution du travail, ainsi que les caractéristiques particulières du poste de travail.

À l’issue de la période de prêt, le salarié retrouve son poste de travail d’origine, sans que l’évolution de sa carrière ou de sa rémunération n’en soit affectée. Une période probatoire est obligatoire lorsque le prêt entraîne une modification d’un élément essentiel du contrat de travail (rémunération, durée de travail, localisation…). Au cours de cette période, il peut être mis fin au prêt à la demande de l’une des parties.

Convention de mise à disposition

La convention de mise à disposition doit préciser le motif et la durée de la mise à disposition ; la répartition des responsabilités entre les deux associations ; l’identification du salarié mis à disposition (nom, prénom, adresse, numéro de Sécurité sociale) ; le temps de[…]

Pour lire la totalité de cet article, ABONNEZ-VOUS

Déjà abonné ?

Mot de passe perdu

Pas encore abonné ?

Nous vous recommandons

Le Corps européen de solidarité encourage le volontariat

Le Corps européen de solidarité encourage le volontariat

Plus de 96 millions d’euros sont dédiés en 2019 à l’accueil de jeunes volontaires, stagiaires ou encore employés au sein du Corps européen de solidarité. Des financements accessibles aux[…]

Le CFGA qualifie les bénévoles

Le CFGA qualifie les bénévoles

Une circulaire précise les conditions de déclaration et d’agrément des organismes de services à la personne

Une circulaire précise les conditions de déclaration et d’agrément des organismes de services à la personne

Mettez de l’animation dans votre AG

Mettez de l’animation dans votre AG

Plus d'articles