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« La commune reste le partenaire naturel du monde associatif »

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« La commune reste le partenaire naturel du monde associatif »

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Interview de Philippe Laurent, maire de Sceaux, secrétaire général de l’Association des maires de France 

Pourquoi l’AMF a-t-elle accepté de cosigner la charte des engagements réciproques ?

Nous souhaitions répondre à un certain nombre d’enjeux essentiels pour les communes en lien avec les associations pour satisfaire les besoins de la population locale. Les communes sont libres de s’en emparer ou pas, les circonstances n’étant pas les mêmes dans chaque territoire. Quatre ans plus tard, nous ne disposons malheureusement que de peu de retours concernant son appropriation (une cinquantaine de chartes ont été signées). En parallèle nous avons souhaité proposer aux élus, dans le cadre du vade-mecum sur la laïcité, un modèle de charte pour s’assurer du respect du principe de laïcité lorsque les communes ou leurs groupements accordent des soutiens publics.

Comment les communes font-elles face aux difficultés financières des associations ?

Elles font ce qu’elles peuvent pour maintenir leur soutien mais le contexte est particulièrement difficile en raison de la baisse de leurs moyens en provenance de l’État, qu’elles subissent depuis plusieurs années. La suppression de la taxe d’habitation, dont on ignore tout des éventuelles compensations à compter de 2021, risque de réduire encore leur marge de manœuvre. Les maires restent fondamentalement attachés aux associations qui œuvrent à la vie démocratique, à la cohésion sociale, au développement et au vivre ensemble de leur territoire. C’est pourquoi ils mobilisent d’autres moyens par la mise à disposition de locaux et d’équipements ou encore par du conseil.

Le développement des intercommunalités modifie-t-il les relations entre les communes et les acteurs associatifs ?

Non, parce que la commune est la seule collectivité à bénéficier de la clause générale de compétences depuis la loi du 7 août 2015, ce qui lui permet d’aider tout type d’associations. Quant aux intercommunalités, elles n’ont pas forcément plus de moyens que les communes… Et la question ne se pose pas vraiment partout. La commune reste l’acteur de proximité par excellence, partenaire naturel du monde associatif avec lequel elle œuvre pour l’intérêt général local, dans une relation partenariale équilibrée, responsable et sécurisée.

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