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[INTERVIEW] « Il faut pousser les pouvoirs publics pour qu’ils prennent vraiment conscience de la « valeur ajoutée » des associations »

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[INTERVIEW] « Il faut pousser les pouvoirs publics pour qu’ils prennent vraiment conscience de la « valeur ajoutée » des associations »

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Interview de Cécile Bazin, cofondatrice et directrice de Recherches & Solidarités

Qu’est-ce qui vous a motivés, il y a quinze ans, à lancer Recherches & Solidarités ?

Avec de nombreux experts et universitaires, devenus des amis au fil des années, nous avons voulu apporter un complément utile aux travaux existants. Nous l’avons fait en coopération avec des partenaires comme la DJEPVA, le Mouvement associatif, France Bénévolat…, à partir de sources comme l’Acoss-Urssaf, la MSA, la DGFIP, ou d’enquêtes d’opinion auprès des acteurs (responsables associatifs, bénévoles, donateurs…). Nous avons aussi veillé à informer régulièrement les observateurs, les acteurs et les décideurs, avec des publications annuelles en libre accès sur notre site et largement repris par ailleurs.

Cela a-t-il eu un impact sur la reconnaissance par les pouvoirs publics et les collectivités du fait associatif ?

Certes, tous ces travaux que nous souhaiterions encore plus complémentaires, ont permis de progresser largement sur la connaissance de ces différents sujets. Mais il reste à pousser les pouvoirs publics, aux niveaux national et local, pour qu’ils prennent vraiment conscience de la « valeur ajoutée » considérable des associations, quel que soit le territoire. Dans le domaine social, sur le plan économique, et plus largement dans une société où les individualismes sont encore bien trop affirmés et où les divisions font tant de mal.

Qu’est-ce qui vous a le plus frappée dans vos enquêtes ?

Je retiendrai trois points. Une véritable fracture associative : les personnes modestes hésitent à adhérer à une association, alors que quand elles le font, elles deviennent plus souvent bénévoles que les autres. Une France mobilisable : notamment celle des adhérents et des donateurs dont les caractéristiques prouvent qu’ils sont des bénévoles en puissance. Enfin, une jeunesse engagée, avec une soif de projets et une forte volonté d’agir : c’est une belle source d’espoir pour les associations et la société de demain.

En savoir plus :  recherches-solidarites.org

Propos recueillis par Michel Lulek

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