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« Coûts évités » et « externalités positives » : derrière les mots, une réalité

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C'est à une défense et illustration des bienfaits de l'économie sociale et solidaire et du monde associatif (qui en représente les 4/5ème) que se sont livrés le 5 mars dernier les représentants des grandes associations d'élus réunis au Sénat pour signer solennellement devant Benoît Hamon une déclaration commune.

Nous avions annoncé la semaine dernière cette démarche rare qui réunissait le RTES (Réseau des collectivités locales pour une économie solidaire), l'Association des régions de France, l'Assemblée des départements de France, l'Association des maires de France, l'Assemblée des communautés de France et l'Association des maires des grandes villes de France.

Défendant une « économie qui porte des valeurs » les élus ont affirmé que « l'économie sociale et solidaire démontre qu'il est possible d'entreprendre autrement, de produire et de consommer autrement, en respectant le salarié, le consommateur, le citoyen. » Ils appellent l 'Etat à :
- Affirmer la place de l'économie sociale et solidaire au sein de l'économie ;
- Reconnaître la contribution des acteurs de l'ESS à l'intérêt général ;
- Inscrire la promotion et le développement de l'ESS dans l'ensemble des schémas directeurs des politiques publiques ;
- Veiller à ce que la dimension ESS soit prise en compte dans tous les projets de loi.
Les élus ont en particulier indiquer qu'il fallait la mise en place, en lien avec les acteurs locaux, d'une ingénierie sur les territoires, prenant en compte les missions d'intérêt général remplies par les structures de l'économie sociale et solidaire et de choisir les modalités contractuelles entre les associations et les collectivités les plus adéquates. Ils attirent par ailleurs l'attention sur le fait que le soutien à l'ESS et les associations ne saurait se résumer à un simple calcul économique de retour sur investissement. Il faut prendre en compte d'autres effets indirects tels que les « coûts évités » ou les « externalités positives ». Les élus signataires de la déclaration en sont fortement conscients et les associations ont tout intérêt à s'appuyer sur cette déclaration pour convaincre ou rassurer des élus locaux proches d'elles, mais qui n'en sont peut-être pas encore tous persuadés. Comme l'indique le RTES : « Une association qui travaille dans l'entretien physique des personnes âgées permet d'éviter des coûts en termes de santé publique ; une association de quartier permet aussi d'éviter des dégradations de biens publics ; une association spécialisée dans le portage à domicile permet aussi de rompre l'isolement des personnes âgées... »
Les signataires se sont engagés à organiser une réunion annuelle sur l'ESS. Pour 2013 elle se tiendra le 26 juin à Paris, avec le soutien de l'ensemble des réseaux signataires.

La déclaration commune des 6 réseaux

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