Le Filhebdo 1901

Edito

Oui, le bénévolat se porte bien !. (18/05/2015)

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En ces temps de morosité et de discours trop souvent négatif sur l'engagement, il est bon d'entendre dire que le bénévolat se porte plutôt bien. Face aux idées reçues sur la "crise" du bénévolat, les chiffres et les analyses sont pourtant claires !



La "crise du bénévolat est sans fondement" martèle Joëlle Bottalico, vice-présidente du Haut Conseil de la vie associative, dans une interview à paraître dans le prochain numéro d'Associations mode d'emploi. Elle confirme en cela les données fournies année après année par Recherches et Solidarités dans ses éditions successives de "La France bénévole". Tout récemment, c'est le chercheur Pierre Dantin, directeur du laboratoire Sport MG (management et gouvernance) et vice-doyen de la faculté des sciences du sport d'Aix-Marseille, qui enfonce le clou dans une interview au journal L'Humanité en se penchant plus particulièrement sur le secteur sportif : « Le bénévolat n'est pas en crise dans le sport (...) Sur les dernières études, le bénévolat en France est en progression (...) Là où l'on constate un phénomène de crise, c'est dans la prise de responsabilités. »
En allant ainsi à contre-courant d'une idée toute faite, ces auteurs ne sont néanmoins pas naïfs. Ils perçoivent bien les changements qui touchent l'engagement bénévole. Celui-ci évolue... voire change de modèle comme l'indique les chercheurs de Recherches et Solidarités : « En risquant une analogie, on peut faire l'hypothèse que, pour le bénévolat, se dessinent aussi une fin de cycle et peut-être un changement de modèle. Ce que les associations ont parfois appelé à tort le zapping des bénévoles (considérés alors comme des consommateurs) était en fait la traduction négative d'un désir de mobilité dans un monde devenu mobile et exigeant la mobilité. Les jeunes générations de bénévoles ont devant elles un monde à la fois même et autre. Les causes n'ont guère changé, mais les territoires et périmètres des actions, les moyens de mobilisation et les formes et possibilités d'engagement oui. Il y a donc aujourd'hui à comprendre de manière fine et sans stigmatisation les formes et durées de l'engagement des bénévoles au sein des associations. Le bénévolat régulier s'érode mais il n'a pas disparu. Il n'est plus ni automatique ni compris comme tel. Il doit être accompagné et soutenu de manière différente que par le passé. »

Le Filhebdo 1901
Extrait de Le Filhebdo 1901 - N° 537 (18/05/2015)
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