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Interview de Philippe Jahshan, président du Mouvement associatif

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Vous êtes depuis le 5 octobre le nouveau président du Mouvement associatif. Si vous êtes jeune, 40 ans, votre parcours associatif est déjà conséquent...
Mon engagement associatif est effectivement assez ancien. Il a commencé par mon investissement au sein d'associations étudiantes, puis il s'est ensuite mêlé à ma carrière professionnelle au sein de l'association « Solidarité laïque » qui se situe au carrefour des problématiques associatives, de l'économie sociale en France et de la solidarité internationale.
En 2009, j'ai été mandaté pour siéger à Coordination Sud, la coordination des ONG et associations de solidarité, d'urgence et de développement. J'en suis devenu président en janvier 2015. C'est à ce titre que je siégeais au Mouvement associatif depuis cette date avant d'en devenir le président.

Quels sont les dossiers qui vous paraissent stratégiques ?
Le Mouvement associatif s'est engagé depuis 3 ans, et je souhaite poursuivre cet effort, dans une double dynamique d'ouverture et de développement de sa présence dans les régions. Les modes de représentation du monde associatif se sont construits depuis des années sur un mode vertical, qui a sa raison d'être, et qui nous donne toute notre légitimité en tant que corps intermédiaire. Cependant, il est aussi aujourd'hui bousculé par des formes de mobilisation ou d'organisation plus horizontales, parfois moins inscrites sur le long terme, et certainement moins centralisées. Il faut que nous sachions en tenir compte dans notre fonctionnement pour nous nourrir de toutes les dynamiques et en rendre compte.

La question des modèles économiques associatifs est également essentielle ?
À l'heure de la réduction des dépenses publiques évidemment. Mais elle conduit à la question plus large du financement de l'intérêt général, et donc du modèle de société que nous voulons et de la place que les associations y tiennent. Doivent-elles se résoudre à être des prestataires à bas coût d'un État qui ne se donne plus les moyens de ses politiques, ou revendiquer une place de partenaire dans la construction de politiques publiques d'intérêt général, dont l'État est garant ? Vous l'aurez compris, notre préférence va à cette deuxième formule...

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Associations mode d'emploi numéro 184 (Décembre 2016)

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